SCP  FROUSSART  LIEGEOIS

F

    &

        L

              L

Avocats au Barreau des Ardennes

§       

                                                                                 

                                      La rémunération de l'avocat

 


La rémunération de l'avocat se divise en deux parties distinctes, la première est réglementée, la seconde est  libre.

La partie réglementée de la rémunération de l'avocat rentre dans la catégorie des frais dénommés les dépens.

La partie réglementée de la rémunération de l'avocat n'est due que lorsque l'avocat intervient devant une juridiction où la représentation est obligatoire.

La partie libre de la rémunération de l'avocat est toujours due quel que soit le type de juridiction devant laquelle il intervient.

La partie réglementée de la rémunération de l'avocat :
Les émoluments, droits et débours sont tarifés par un décret toutes les fois où la représentation est obligatoire. Ce décret dispose un droit fixe, un droit proportionnel à l'intérêt du litige et des déboursés, au profit de l'avocat dans toutes les instances contradictoire ou par défaut.

Les émoluments :
L'émolument de l'avocat se compose d'un droit fixe et d'un droit proportionnel.

 

Les débours :
Les débours sont également réglementés par un décret.


Le droit de plaidoirie :
C'est un droit qui est perçue par l'avocat mais dont le profit va à la Caisse nationale des barreaux français.
Le droit de plaidoirie est du à tout avocat qui plaide devant une juridiction.


La contestation de la rémunération réglementée de l'avocat :
La contestation de la partie réglementée de la rémunération de l'avocat ou le recouvrement de cette somme par l'avocat s'effectuent en déposant une requête à cette fin devant le secrétariat-greffe de la juridiction devant laquelle les émoluments, débours et droit de plaidoirie ont été exposés.

Le greffier en chef de la juridiction compétente vérifie le montant des dépens après avoir procédé aux rectifications qui s'imposent. Une fois, la vérification effectuée, le greffier en chef remet au requérant qui conteste les dépens ou, au contraire, qui en demande le recouvrement, un certificat de vérification.

Le requérant notifie donc ce certificat de compte vérifié à son adversaire qui dispose d'un mois pour contester. Si à l'expiration de ce délai d'un mois, une contestation n'a pas été élevée, le requérant qui a obtenu le certificat de vérification peut demander au greffier en chef de mentionner cette absence de contestation, cette mention valant titre exécutoire et donc possibilité de faire un recouvrement forcé des sommes ainsi certifiées.

En revanche, si une contestation est élevée dans le délai d’un mois auprès du président de la juridiction à laquelle est rattaché le greffier en chef qui a rendu ce certificat de vérification ou du magistrat délégué à cet effet, une ordonnance de taxe sera rendue. Cette ordonnance est revêtue de la formule exécutoire par le greffier en chef.

L'ordonnance de taxe peut toujours être frappée d'un recours devant le 1er président de la Cour d'appel, peu important le montant de la demande, le délai pour faire appel étant de un mois.

La rémunération libre de l'avocat :
Ce sont les honoraires de l'avocat. Les honoraires d'avocat sont libres mais peuvent être contestés.

La fixation des honoraires d'avocats :
Les honoraires d'avocat font normalement l'objet d'une convention d'honoraires entre le client et l'avocat.

 

Si une convention d'honoraire n'a pas été expressément conclue entre le client et l'avocat, les honoraires seront fixés selon les usages, l'état de fortune du client, la difficulté de l'affaire, les frais exposés par l'avocat autres que ceux tarifés à titre de débours, la notoriété de cet avocat et des diligences qu'il a pu effectuer.

Il n'est pas possible de prévoir une rémunération uniquement basée sur le résultat du procès. Toutefois, l'avocat peut prévoir que la rémunération des prestations qu'il a réalisées s'accompagne d'honoraires complémentaires qui eux sont fonction du résultat du procès. Mais une telle convention pour être valable doit avoir fait l'objet d'une convention préalable.

La contestation des honoraires de l'avocat :
La contestation des honoraires de l'avocat suppose le respect d'une procédure bien particulière. La réclamation doit être portée devant le bâtonnier de l'Ordre auquel est rattaché l'avocat dont on conteste les honoraires, au moyen d'une lettre recommandée avec accusée de réception ou d'une remise contre récépissé.

Le bâtonnier accuse réception de la contestation et informe le requérant que faute de réponse de sa part dans les 3 mois, il lui appartient de saisir le 1er président de la Cour d'appel compétente dans un délai de 1 mois.

Si le bâtonnier décide de répondre, il doit convoquer les parties en vue d'entendre leurs observations. Ensuite, il doit rendre sa décision dans le délai de 3 mois.

La décision du bâtonnier est susceptible de recours devant le 1er président de la Cour d’Appel.


Si aucun recours n'est exercé, le président du tribunal de grande instance auprès duquel est rattaché le bâtonnier de l'Ordre qui a rendu cette décision, saisi par la partie qui y a le plus intérêt, prononcera une ordonnance donnant force exécutoire à la décision du bâtonnier.